Visa pour Kyoto – le journal de Linda Ouhbi, céramiste (8)

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Une semaine s’achève pour Linda et la fin du voyage approche


“Plus que quelques jours avant de quitter Kyoto. Le temps de quelques diners officiels, d’autres avec des amis.

Un dernier passage  à l’atelier pour récupérer mes pièces. Les deux grandes pièces auront pour écrins des boites en bois japonais fabriquées par un artisan du quartier. Une autre petite boite vient accueillir le petit verre à saké que j’ai prévu d’offrir au Maire de Kyoto.

La rencontre a lieu dans la mairie, le protocole mobilise autant de personnes qu’à notre première rencontre, une trentaine. Le journaliste de la NHK est aussi de la partie pour filmer la rencontre et faire une dernière interview devant l’enceinte de l’Hôtel de Ville. Le même jour était passé à l’atelier filmer les pièces.

 

Cette semaine était aussi celle des échanges de cadeaux, en remerciement ou en retour de remerciement, respectant ainsi la tradition nipponne du don et du contre-don.

Une dernière visite au musée archéologique de Kyoto ainsi qu’à certains sites que je remettais toujours à un autre jour…

À cette question que le journaliste ne cessait de me poser sous différentes formes à chaque interview : “qu’est ce que ce séjour à Kyoto va transformer dans votre travail ?” J’ai toujours répondu, que je n’avais pas de réponse. Que mon séjour fait partie de moi maintenant. Je ne suis pas la même en arrivant qu’en repartant d’ici. Certaines choses se sont éclaircies et ont pris sens, des choses qui étaient déjà là. C’est difficile de mettre des mots sur des sensations qui ne sont même pas au stade d’idées. Encore moins pour la télévision qui veux une histoire romantique prête à servir aux spectateurs.

Ce que je garde de Kyoto ce sont quelques petits moments, quelques images, quelques regards, quelques endroits. De petites choses, fragiles, intimes.

Ce fut mon premier voyage au Japon mais j’espère pas le dernier à Kyoto, maintenant que je sais m’y retrouver sans GPS et que j’y ai des habitudes.

Je tiens comme toute dernière chose, ou première, remercier Mamié Yamamoto, pour sa gentillesse et son amitié.”