Découvrez les lauréats des prix et bourses de l’Agora du Design

Actualités > À savoir

Logo de l'Agora du Design

L’association Agora du Design œuvre pour la promotion du design français dans les domaines de la recherche, de l’exposition et de l’écriture.

Tous les deux ans, elle récompense des projets innovants en attribuant le prix Agora de l’écriture remarquable, la bourse Agora du curateur et les deux bourses Agora pour la recherche.

La remise des bourses et des prix 2019 s’est déroulée mercredi 4 septembre dans les salons du Ministère de la Culture. L’Agora du Design a récompensé 4 lauréats.

 

Laure Garreau est lauréate 2019 du prix Agora de l’écriture remarquable, qui récompense son article portant sur l’exposition « Jean Prouvé industriel du bâtiment » (1964).

Conçue par Prouvé lui-même dans l’anonymat le plus complet, celle-ci semble avoir été oubliée et n’apparaît que très peu dans l’histoire de l’ingénieur-constructeur.

Pourquoi n’a-t-elle pas fait date ? Quelles problématiques françaises et internationales rouvre-t-elle ?

À partir des questions que pose la « disparition » de cette exposition, l’enquête historique menée par le biais des archives, permet d’élaborer quelques hypothèses : notamment celle du problème de légitimation que Jean Prouvé aura rencontré toute sa vie durant et que l’exposition de 1964 ne dépasse pas, comme paralysée par la tension entre milieu culturel et industriel.

Laure Garreau est designer diplômée de l’ENSCI et d’un master avec l’ENS Paris-Saclay, Telecom Paris Tech et l’ENSCI-Les Ateliers, qui entre en résonance avec sa posture de praticienne et par le biais duquel elle développe un espace critique entre sciences, technologies et design.

 

Avec le projet “re-voir le design”, Christopher Dessus est lauréat de la bourse Agora du curateur.

À travers l’histoire de l’architecture, du design et des disciplines du graphisme, le grand axe de cette recherche tend vers la compréhension d’un monde en constante mutation où les débordements, et non les frontières, entre les disciplines doivent être pris au sérieux.

En regardant en biais les sujets et la discipline, il est question de ré-interroger nos propres processus, recherches et média d’expression. En connectant le design et une recherche plus concrète où l’acte de “faire” est central, il met en hypothèse et essaie de découvrir ces nouveaux projets.
En 2015, la maison d’éditions Pli, co-fondée par Christopher Dessus, a été le pilier d’une recherche plus vaste sur le médium imprimé en devenant un lieu d’expérimentation innovant sur l’architecture et l’édition

Aujourd’hui et par le biais de la bourse du curateur Agora du Design, il s’agit d’ouvrir plus largement ces questionnements.

Cette nouvelle génération qui prend de court la pensée de l’espace ou encore de l’objet, réinvente la manière de faire du projet. Quelles sont et seront alors les manières de re-voir le design en France ?

Sorti de l’ENSAV de Versailles en 2013, Christopher Dessus s’attache à penser l’architecture comme une discipline perméable : du design aux arts visuels, en passant par l’édition et la scénographie. Il est notamment le fondateur de Pli et PAF, un atelier de conception de projets d’architecture et de scénographie.

 

Les deux bourses Agora pour la recherche ont été attribuées à Pablo Bras et Martin De Bie pour leurs projets respectifs.

Pablo Bras « Réseaux disponibles »

Son projet propose de développer une recherche dans le champ de l’énergie. Comme point de départ : les micro-phénomènes (naturels et artificiels) au sein des milieux.

Grâce aux outils et procédés du design, il développe des principes techniques réduits, ouverts et flexibles avec comme objectif de constituer une méthode de recherche et développement attentive aux milieux investis.

Avec la bourse Agora, il travaillera particulièrement sur des dispositifs éoliens, dans une démarche à la fois formelle et technique.

Diplômé de l’ENSCI, Pablo Bras est également membre du Collectif Ballast de Brest.

Martin De Bie « Savoir-faire électronique artisanal »

Cette recherche étudie ce que pourrait être la production et l’usage d’objets électroniques s’ils étaient fabriqués sur les logiques de l’artisanat.

Favoriser les circuits courts, relocaliser la production, diminuer notre consommation… Réfléchir à l’incidence environnementale des technologies de l’information et de la communication, liée à leur production, leur courte vie programmée et à l’usage débridée que nous en faisons.

Menée dans le cadre de l’Agora du Design, cette recherche spécule ainsi sur les méthodes de productions et profils hybrides pouvant aboutir à un nouveau savoir-faire et à un modèle alternatif résilient.

Diplômé ESADSE et de l’ENSAD Lab, Martin De Bie a travaillé particulièrement sur les croisements entre textile et technologie.